
Les outils d’intelligence artificielle peuvent aujourd’hui générer du code, créer des composants ou produire une interface en quelques minutes. Mais générer plus vite ne veut pas forcément dire générer mieux.
Avec l’arrivée d’outils comme Claude ou Codex dans les workflows de développement, un bon Design System ne doit plus seulement être cohérent : il doit aussi être suffisamment structuré et documenté pour être compris et exploité par ces outils.
Composants, variables, usages ou conventions : plus le cadre est clair, plus les interfaces générées restent cohérentes avec le produit.
Un Design System ne consiste pas simplement à définir quelques couleurs, une typographie et différents styles de boutons.
Il rassemble les règles, les composants et les conventions qui permettent de construire les interfaces d’un produit de manière cohérente :
Selon la taille du produit, un Design System peut comporter plusieurs milliers de variables. Mais le nombre de variables n’est pas un objectif en soi. L’enjeu est surtout de disposer d’une architecture cohérente, compréhensible et suffisamment précise.
Les tokens de design permettent notamment de relier une valeur graphique à son rôle dans l’interface. Une couleur n’est pas uniquement un code hexadécimal : elle peut correspondre à un arrière-plan, un texte, une bordure, un état d’erreur ou une action principale.
Pour les développeurs, ce cadre réduit les décisions répétitives. Lorsqu’une nouvelle page doit être créée, il n’est plus nécessaire de redéfinir à chaque fois l’apparence d’un composant ou la manière dont un formulaire doit se comporter.
Une IA peut facilement générer une interface. Mais sans contexte précis, elle doit en grande partie deviner comment cette interface doit être construite.
Sans règles explicites, l’agent risque de réinterpréter le système à chaque nouvelle demande et de produire des interfaces qui s’éloignent progressivement des conventions du produit.
C’est ce qui peut contribuer à cette impression d’« AI slop » : des interfaces produites rapidement, mais reconnaissables par leur manque de contexte, de personnalité et de cohérence.
Un Design System agent-friendly cherche précisément à réduire ce risque.
L’approche développée au sein de DJM lab consiste à structurer le Design System comme un ensemble cohérent de règles, de composants, de tokens et de décisions documentées.
Le principe peut être résumé en cinq étapes :
On ne demande donc plus uniquement à l’IA : « Génère-moi cette page. »
On lui fournit aussi les règles lui permettant de comprendre comment cette page doit être construite dans le contexte précis du produit.

Rendre un Design System compréhensible par une IA ne consiste pas simplement à lui donner accès à un fichier Figma.
Chaque source peut avoir un rôle spécifique :
Ces ressources externes à Figma sont importantes, car elles permettent de formaliser ce qui n’est pas toujours visible dans l’interface : pourquoi un composant existe, dans quel contexte l’utiliser, quelles pratiques éviter et quelles décisions nécessitent une validation humaine.
Elles ne servent d’ailleurs pas uniquement à l’intelligence artificielle. Elles constituent une référence commune pour les designers, les développeurs et toutes les personnes amenées à utiliser ou à faire évoluer le Design System.
Chaque composant peut ainsi être décrit par un contrat précisant son usage, ses variantes, ses états, ses propriétés configurables et ses exigences d’accessibilité.
La documentation ne décrit donc pas uniquement l’apparence d’un composant. Elle explicite aussi son rôle, son comportement, ses limites et le contexte dans lequel il doit être utilisé.
Un Design System agent-friendly ne signifie pas que l’IA peut modifier librement les composants ou les règles du produit.
Une démarche sérieuse prévoit :
L’agent peut ainsi accélérer la production, la documentation et l’extension du système, tandis que les décisions structurantes restent contrôlées par l’équipe.
Plus la capacité de génération augmente, plus la qualité du cadre fourni devient importante.
Un Design System correctement structuré apporte un double bénéfice :
Une entreprise peut déjà disposer de développeurs expérimentés et avoir surtout besoin d’un cadre de design plus explicite, d’un système de composants mieux documenté et d’un processus de production plus autonome.
Bien structuré, un Design System devient un langage commun entre les équipes et les outils qu’elles utilisent.
Chez DJM Lab, nous ne construisons pas seulement des produits. Nous construisons des success stories.